Panthéon francophone de la criminalistique
L’intronisation au Panthéon francophone de la criminalistique est la plus haute reconnaissance en criminalistique. Les personnes étant intronisées au Panthéon ont marqué le domaine de la criminalistique par leur contribution et leur apport majeur, dans quelque spécialité que ce soit.
Nomination au Panthéon francophone de la criminalistique
Critères de candidature
Les candidatures doivent être conformes aux critères suivants
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Les candidats doivent avoir influencé la criminalistique pendant une période d’au moins cinq (5) ans minimum, tout en étant francophone.
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Un candidat peut être mis en candidature en tant que praticien en criminalistique.
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Un candidat peut être mis en candidature en tant que bâtisseur de la communauté criminalistique francophone.
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Praticien en criminalistique : Toute personne ayant contribuée de manière exceptionnelle à la communauté criminalistique dans un rôle de praticien. Il s’agit d’individus francophones qui se démarquent par leurs réalisations exceptionnelles dans le domaine de la criminalistique.
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Bâtisseur de la communauté criminalistique francophone : Toute personne ayant contribuée de manière exceptionnelle à la communauté criminalistique francophone dans un rôle autre que celui de praticien. Il s’agit d’individus dont les efforts en tant que leaders, administrateurs ou tous autres rôles se sont démarqués par leurs contributions exceptionnelles à la cause de la criminalistique
Critères de soumission
Les soumissions doivent être conformes aux critères suivants
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Les mises en candidature peuvent être déposées par tout membre de l’AQC
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La signature de deux membres de l’AQC est requise pour soumettre une candidature qu’ils croient qualifiée à l’intronisation au Panthéon
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La candidature des praticiens ne peut être soumise avant une période de trois ans suivant sa retraite du domaine (ou changement de domaine) ou à la suite de réalisations remarquables qui peuvent susciter une telle reconnaissance.
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Les candidats en nomination comme bâtisseurs peuvent être actifs ou retirés au moment où leurs candidatures sont soumises pour évaluation.
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Les mises en nomination doivent être faites par écrit et remises au Vice-Président et doivent comporter (voir formulaire de soumission) :
– Le plus de renseignements possibles quant aux mérites du candidat en nomination.
– Des documents d’appui qui supportent l’information ci-haut mentionnée, comme des articles de journaux, des distinctions reçues, des publications, etc.
– Une photo format JPG haute qualité du candidat.
– Les auteurs du texte de présentation ainsi que l’auteur de la photo acceptent la publication de ces documents sur internet et dans le journal de l’AQC.
Note : L’intronisation peut-être faite à titre posthume.
Intronisation
L’intronisation se fait une fois par année au banquet annuel de l’AQC.
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Le nombre de membres pouvant être élus lors d’une même année sera de quatre ou cinq praticiens, un ou deux bâtisseurs, pour un maximum de six nouveaux membres par année à moins que le Conseil d’administration ne stipule autrement.
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Toute personne dont la candidature n’a pas été retenue par le Comité de sélection demeure admissible et pourra faire l’objet de considération lors d’un maximum de deux autres assises annuelles avant de voir son nom rayé de la liste de candidatures à moins d’être mis en nomination à nouveau.
La décision des juges est finale.
Liste des intronisés au Panthéon francophone de la criminalistique
Oeuvre faite d’empreintes digitales.
Artiste Jennifer Hannaford.
Dr. Wilfrid Derome (1877-1931)
Intronisé en novembre 2011
Wilfrid Derome, ce pionnier de la recherche médico-légale, naquit à Napierville le 19 avril 1877. C’est son cursus scolaire et professionnel qui le dirigea vers la médecine légale. En effet, le Dr Derome débuta ses études au collège de Montréal et acquit son baccalauréat au collège de Joliette. C’est en 1902 qu’il obtint son doctorat en médecine à l’Université Laval de Montréal.
Étant devenu directeur des laboratoires de l’Hôpital Notre-Dame et profitant de la proximité du palais de justice, les connaissances du Dr Derome furent souvent mises à contribution pour des expertises médico-légales devant la justice civile ou criminelle. C’est en voulant restructurer l’expertise judiciaire au Québec que le Dr Derome eut l’idée de créer un laboratoire comparable à celui de Paris.
Pour ce faire, le Dr Derome décida de se spécialiser en médecine légale à l’Université de Paris. Il partit donc, en 1908, afin d’étudier sous la gouverne de l’éminent médecin légiste, le Dr Victor Balthazard. C’est durant ces deux années de spécialisation que le Dr Derome développa son expertise en balistique. Ces connaissances en balistique le menèrent directement à la publication de son fameux…
Oeuvre faite d’empreintes digitales.
Artiste Jennifer Hannaford.
Dr. Edmond Locard (1877-1966)
Intronisé en novembre 2012
Edmond Locard naquit le 13 décembre 1877 à Saint-Chamond en France. Plusieurs éléments l’influencèrent et le dirigèrent vers la médecine légale, tel que : son cursus scolaire, les romans de Sir Arthur Conan Doyle et l’affaire Dreyfus.
Le Dr Locard obtint un double baccalauréat en sciences et lettres au Collège Saint-Thomas d’Aquin à Oullins. Par la suite, il se dirigea vers la chirurgie orthopédique sous la direction du professeur Léopold Ollier. À la mort de ce dernier, en 1900, Edmond Locard bifurqua sa spécialisation vers la médecine légale sous le mentorat du professeur Alexandre Lacassagne, éminent anthropologue criminel de l’époque.
Edmond Locard expliquera, plus tard, la réorientation de sa spécialisation en disant : « Depuis longtemps déjà la médecine légale m’attirait, comme la plus compréhensive des sciences médicales, la moins spécialisée, celle qui est en rapport avec le plus de sciences connexes, celle enfin où l’on peut le plus acquérir cette teinte de toutes choses que conseille Diderot ».
C’est le 17 mars 1902 qu’Edmond Locard soutint sa thèse de médecine…
Oeuvre faite d’empreintes digitales.
Artiste Jennifer Hannaford.
Dr. Rodolphe Archibald Reiss (1875-1929)
Intronisé en novembre 2013
Né en 1875 dans une famille aisée de Hechtsberg, dans le grand-duché de Bade, il est le huitième de dix enfants. Il passa sa jeunesse et son adolescence à Karlsruche. Il fut le seul de la famille à faire des études scientifiques. Ses frères préférant des carrières militaires et ses sœurs des mariages avec des hommes socialement bien placés.
Après une jeunesse où il semble avoir manqué d’affection, selon les dires de Reiss, ce dernier décida d’émigrer à Lausanne en 1893 pour entamer son cursus de chimie. C’est dans ses années d’études universitaires qu’il développe sa passion pour la photographie, une discipline qui sera au cœur de tous ses projets entourant la criminalistique.
En 1899, ayant terminé avec succès sa thèse de doctorat en chimie, Reiss accepte un poste de chef des travaux photographique de l’Université de Lausanne. Ce poste lui permet de toucher à la photographie médicale et scientifique et ainsi parfaire ses connaissances dans ces domaines. En 1900 et 1902, Reiss devient, respectivement, le rédacteur en chef du Journal suisse des photographes et le rédacteur en chef de la Revue suisse de photographie. C’est surtout la Revue suisse de photographie…
Oeuvre faite d’empreintes digitales.
Artiste Jennifer Hannaford.
Dr. Pierre Margot (1950- )
Intronisé en septembre 2014
Né à Delémont en 1950, Pierre Margot, un homme passionné et avide d’interdisciplinarité, finit par s’inscrire à l’Institut de police scientifique et de criminologie au détriment de la chimie, du droit et de la physique. Ce choix, il ne le regrettera jamais. Il obtiendra son diplôme en 1974.
C’est lors d’un stage à Birmingham que l’Armée républicaine irlandaise commet son premier attentat en Angleterre. Pierre Margot fût intégré à l’équipe chargée de fouiller les décombres à la recherche de traces. Le docteur Margot y découvrit un cadran de montre, l’indice du système de retard utilisé.
Par la suite, il poursuivra ses études à l’Université Strathclyde, à Glasgow en Écosse. Il y fera une thèse consacrée aux champignons toxiques et hallucinogènes qu’il complétera en 1980. Ce penchant pour la toxicologie forensique dirigera Pierre Margot aux États-Unis, plus précisément à Salt Lake City, pour y poursuivre un postdoctorat portant sur l’analyse des poisons et autres drogues dans les viscères.
Fort de cette formation entièrement consacré aux sciences forensiques, et après un court retour en Suisse, Pierre Margot repart pour l’Australie pour occuper les fonctions de spécialiste en sciences forensiques et en chimie à l’Université nationale australienne sise à Canberra. Il y développera…
Oeuvre faite d’une mosaïque de photographies signalétiques.
Par Alexandre Beaudoin.
Alphonse Bertillon (1853-1914)
Intronisé en novembre 2015
Né à Paris le 23 avril 1853 et mort à Paris en 1914, Bertillon est issu d’une famille de
scientifiques renommés. Son grand-père Achille Guillard, naturaliste et démographe, est l’inventeur de la science de la population qu’il nomme « démographie ».
(Guillard, 2013) « Son père, Louis-Adolphe Bertillon, médecin, créera notamment la chaire de Démographie au sein de l’École d’anthropologie créée par Paul Broca. Son frère aîné de deux ans, Jacques Bertillon, également médecin, sera l’auteur de multiples ouvrages de statistiques et responsable du service de la statistique municipale de la Ville de Paris. »
N’étant pas très porté sur les études, Bertillon décida, en 1876, d’entrer dans le
139e régiment d’infanterie à Clermont-Ferrand. Il en profite aussi pour s’inscrire à l’école de médecine. Malgré sa formation inachevée en médecine, l’étude du squelette humain va lui permettre de conclure que les os sont très variés d’un individu à l’autre. Cet historique familial et scolaire, combiné à l’admiration de Bertillon pour les théories des criminalistes italiens seront une des sources d’inspiration à ses recherches. (Kaluszynski, 2011, en ligne)
C’est le 31 août 1832 qu’est adoptée la loi abolissant la marque au fer rouge…
Oeuvre faite de projections de sang.
Par Alexandre Beaudoin.
Léo Lavergne (1957- )
Intronisé en novembre 2017
Originaire de Montréal, dès ses études collégiales, Léo Lavergne s’orienta vers les sciences pures et appliquées. C’est en 1979 que Léo Lavergne obtint son baccalauréat en biochimie à l’Université de Montréal.
Emballé par la recherche suite à un emploi d’été au laboratoire du Docteur Michel Potier, il décida d’approfondir ses connaissances et la maîtrise de son sujet d’étude en obtenant sa maîtrise en biochimie à l’Université de Montréal en 1982. Cette dernière porta sur le séquençage de l’acide ribonucléique (ARN) de transfert sous la direction du professeur Robert Cedergren.
De 1982 à 1988, Léo Lavergne se « joint au personnel du tout nouveau service de dépistage prénatal des maladies génétiques au CHU Sainte‐Justine » (Sauvé p. 11). Il y fit, notamment, le premier diagnostic prénatal de la dystrophie musculaire de Duchenne au Québec.
C’est en 1989 que la perspective de créer un laboratoire d’identification judiciaire au sein du LSJML lui a souri. Jusqu’en 2017, il fut celui qui contribua à la mise en place et au déploiement du « département des miracles » du LSJML…
Oeuvre faite d’empreintes digitales.
Artiste Jennifer Hannaford.
Dr. Alexandre Beaudoin (1978- )
Intronisé en novembre 2021
Né en 1978 à Drummondville, Alexandre passe son enfance au sein d’une famille imprégnée de la culture policière par le biais de son père ayant fait carrière à la Sûreté du Québec. Rapidement passionné de sciences, il termine son baccalauréat en biologie, orientation microbiologie et
immunologie à l’Université de Montréal en 2000. Après quelques années sur le marché
du travail, il décide de parfaire ses connaissances sur l’évaluation des nouvelles technologies en science criminalistique.
Il entreprend donc une maîtrise internationale en Health Technology Assessment & Management avec mémoire aux Université de Montréal, Université d’Ottawa, Universitat Internacional de Catalunya et Università Cattolica del Sacro Cuore; diplôme qu’il obtient en 2010.
Soucieux de perfectionner son développement académique et professionnel, Alexandre obtient, en 2021, son doctorat en sciences forensiques à l’Université de Lausanne.
Avec son diplôme de baccalauréat en poche et la culture policière imprégnée en lui, il s’oriente tout naturellement vers la Sûreté du Québec pour commencer sa carrière. En 2000, il obtient un emploi…
